La réglementation de la location courte durée à Montpellier s'est considérablement renforcée ces dernières années. En 2025, tout propriétaire souhaitant louer son logement sur des plateformes comme Airbnb ou Booking doit respecter un cadre légal précis. Voici un guide complet pour rester en conformité.
La déclaration en mairie : une obligation incontournable
Depuis la loi ELAN de 2018, renforcée par les arrêtés municipaux de Montpellier, toute location de courte durée (meublé de tourisme) doit faire l'objet d'une déclaration préalable en mairie. Cette démarche s'effectue via le téléservice national mis en place par le gouvernement.
La déclaration est obligatoire que le logement soit votre résidence principale ou un bien secondaire. Elle concerne toute location de courte durée à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile.
Le numéro d'enregistrement
À l'issue de la déclaration, la mairie de Montpellier vous délivre un numéro d'enregistrement à 13 chiffres. Ce numéro doit obligatoirement figurer sur toutes vos annonces en ligne (Airbnb, Booking, Abritel, etc.). Les plateformes sont tenues de vérifier la présence de ce numéro et peuvent suspendre les annonces non conformes.
Attention : publier une annonce sans numéro d'enregistrement vous expose à une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 € par annonce.
La limite de 120 nuits pour les résidences principales
Si le logement que vous louez est votre résidence principale (lieu où vous vivez au moins 8 mois par an), vous êtes limité à 120 nuits de location par an. Cette règle s'applique à l'ensemble de la commune de Montpellier.
Les plateformes comme Airbnb bloquent automatiquement les réservations au-delà de 120 nuits pour les résidences principales déclarées à Montpellier. Ce compteur se remet à zéro chaque 1er janvier.
- La limite concerne les nuitées effectivement louées, pas les nuitées disponibles.
- Les séjours sur plusieurs plateformes se cumulent pour atteindre le plafond.
- Le propriétaire doit pouvoir justifier que le logement reste sa résidence principale.
Les résidences secondaires : le régime du changement d'usage
Pour les résidences secondaires, la réglementation est encore plus stricte. À Montpellier, la location courte durée d'une résidence secondaire nécessite une autorisation de changement d'usage délivrée par la mairie. Cette procédure peut inclure une obligation de compensation : transformer un local commercial en logement pour compenser la perte d'un logement à l'habitation.
En pratique, cette procédure est longue et coûteuse, ce qui pousse de nombreux propriétaires à passer par une conciergerie spécialisée pour sécuriser leurs démarches administratives.
Les sanctions en cas de non-respect
Les contrôles se sont intensifiés à Montpellier depuis 2023. La mairie dispose d'agents assermentés qui vérifient les annonces en ligne et les déclarations. Voici les principales sanctions :
- Défaut de déclaration : amende jusqu'à 5 000 €.
- Faux numéro d'enregistrement : amende jusqu'à 12 500 €.
- Dépassement des 120 nuits : amende jusqu'à 10 000 €.
- Location sans autorisation de changement d'usage : amende jusqu'à 50 000 € et astreinte de 1 000 € par jour et par mètre carré.
Les exemptions et cas particuliers
Certains logements bénéficient d'exemptions ou de régimes spécifiques :
- Chambres chez l'habitant : la location d'une chambre dans votre résidence principale (vous y vivez pendant le séjour) n'est pas soumise à la limite de 120 nuits.
- Meublés de tourisme classés : les logements classés en étoiles bénéficient d'avantages fiscaux (abattement de 71 % en micro-BIC) et d'une meilleure visibilité.
- Communes non concernées : certaines communes de la métropole de Montpellier n'ont pas encore mis en place le numéro d'enregistrement. Vérifiez auprès de votre mairie.
Les évolutions attendues en 2025
La loi Le Meur, adoptée fin 2024, prévoit un renforcement supplémentaire du cadre réglementaire au niveau national. Parmi les mesures qui impactent Montpellier :
- Réduction progressive de l'abattement fiscal micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés (passage de 50 % à 30 %).
- Obligation de DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) pour les meublés de tourisme, avec interdiction progressive des passoires thermiques.
- Possibilité pour les copropriétés d'interdire la location courte durée par vote en assemblée générale.
“La réglementation est complexe et les sanctions lourdes. Mieux vaut être accompagné par des professionnels qui maîtrisent le cadre juridique local.”
— L'équipe Welchome34
Conclusion
Se conformer à la réglementation de la location courte durée à Montpellier est indispensable pour louer sereinement et éviter des sanctions financières lourdes. Chez Welchome34, nous accompagnons nos propriétaires dans toutes leurs démarches administratives : déclaration en mairie, obtention du numéro d'enregistrement, classement en meublé de tourisme et veille réglementaire. Contactez-nous pour un accompagnement sur mesure.